Dans cet intérieur dépouillé aux allures eighties, moquette au sol et télévision cathodique, les répliques fusent, l’interrogatoire s’intensifie, le couple revendique le droit de se retirer de la société. Pour créer Sombras por supuesto, traduisible par Ombres bien sûr, Romina Paula dialogue avec le travail du cinéaste et dramaturge allemand Rainer Werner Fassbinder, dont les oeuvres ont marqué tant par leur dimension sociale qu’esthétique. Avec un sens aigu de l’écriture comme de la direction d’acteurs, l’autrice et metteuse en scène s’inspire de faits réels relatifs aux disparitions et violences policières en Argentine.


















