Dessiner le négatif d’un ombú est une conférence performance participative dans laquelle Estefania Santiago engage le public dans une investigation artistique entre l’Argentine et l’Espagne. L’objet de cette recherche : l’ombu, un arbre séculaire qui existait à Mandisovi, ville du Nord Est de l’Argentine et qui fut introduit à Madrid au XVIIè siècle par Hernando Colon. Avec pour compagnon de route, « l’arbre qui n’a pas encore été planté », une communauté temporaire qui fabule autour des arbres, l’artiste et le public suivent, en marge des grands récits, la trace de cet arbre historique porteur d’histoires. L’enquête prend forme à travers l’écriture documentaire et fictionnelle, l’image de lieux, l’activation d’objets et l’action du public pour la création participative d’une archive sensible, fruit d’un examen critique des liens coloniaux entre l’Argentine et l’Espagne.
Estefanía Santiago est artiste, chercheuse et éducatrice. Elle vit et travaille à Madrid (Espagne). Ses œuvres, pensées comme des recherches poétiques, se déploient sous la forme d’installations, de photographies, de texte, de performances.
Le programme de performances présentées au FRAC Champagne-Ardenne dans le cadre de cette 7ème édition du festival faraway a été conçu par Mabel Tapia, chercheuse et curatrice indépendante. Née à Buenos Aires, elle vit et travaille à Paris. Son travail de recherche porte sur les pratiques artistiques du XXIe siècle qui articulent usage des archives et pratique politique.


