Cet Adorable Belboul (1874), opérette de salon que Massenet écrivit au tout début de sa carrière, est une amusante comédie, située dans un orient… d’opérette – une intrigue et des dialogues marqués au coin du contexte passablement misogyne du temps : Belboul, que l’on doit marier avant que sa cadette ne puisse à son tour convoler, est réputée fort laide, et son père exige qu’elle demeure voilée jusqu’au mariage.
La présence de ce voile est le ressort central et le nœud dramatique de l’ouvrage – et elle interroge le spectateur d’aujourd’hui dans un sens que Massenet n’avait assurément pas prévu.
Alexandra Lacroix, conceptrice et metteuse-en-scène du spectacle, offre une échappée et un point de vue contemporains au Belboul de Massenet – à travers l’œuvre Des rires au jasmin de Farnaz Modarresifar, miroir de ce Belboul, qui promet autant de passionnantes surprises que de moments envoûtants en invitant dans notre siècle et avec notre sensibilité contemporaine les thématiques pré sentes dans l’opérette de Massenet.

