Les mots nous touchent. Ils transforment la réalité et la manière dont nous la percevons. « Dire c’est faire ». Et face au bavardage politique et médiatique qui impose la peur, il est urgent de reconsidérer notre rapport aux mots. Les mots pourrissent sur le papier est une performance qui, à partir d’un dispositif aussi fragile que vital nous exhorte à réinvestir les mots, ceux qui disparaissent, ceux qui persistent, ceux qu’on oublie, qu’on efface. Pour que l’acte de « dire » redevienne digne de confiance, il ne suffit pas de le dire, il faut donner matière à cette parole l’incarner. D’une manière rituelle, l’artiste manipule des piles de journaux dont la décomposition puis la reconstitution font émerger un vocabulaire de résistance.
Javier del Olmo est artiste plasticien et architecte. Il vit et travaille à Buenos Aires. Son travail artistique se déploie à travers de nombreuses disciplines, dont la poésie visuelle, la peinture, les interventions urbaines, les performances et le commissariat d’exposition.
Le programme de performances présentées au FRAC Champagne-Ardenne dans le cadre de cette 7ème édition du festival faraway a été conçu par Mabel Tapia, ), chercheuse et curatrice indépendante. Née à Buenos Aires, elle vit et travaille à Paris. Son travail de recherche porte sur les pratiques artistiques du XXIe siècle qui articulent usage des archives et pratique politique.

